Le temps.

Le temps.
Un peu de fatigue, mais surtout de l'ennui.
Ouais.
Je crois bien que c'est ça.
Parce que le temps me semble stoppé.
Vous savez le temps devient insupportable quand il s'arrête.
Il devient vraiment insupportable quand justement il ne passe plus.
Pourquoi ? je ne sais pas .
Peut-être parce qu'on est habitué à ce qu'il passe.
C'est vrai quoi, nous vivons dans le temps, pour le temps, avec le temps...
j'irais plus loin encore, je dirais que le temps vit en nous.
Non.
Plutôt qu'il passe en nous.
Et on subit les conséquences de son passage.
En passant, il souffle sur notre jeunesse, et sur notre vie.
Et son souffle emporte nos années avec lui. Cependant il nous en laisse quelques souvenirs.
Le temps n'est pas méchant. Il ne sait pas ce qu'il fait. Il passe parce que c'est l'unique rôle qu'il doit jouer.
Passer, passer, encore et encore, partout, en nous, en vous, et sur le monde.
Il agit mécaniquement. Il n'a pas d'intention particulière. Il n'a pas de pensées.
Le temps ne dérange personne, il ne fait que passer.
Nous sommes habitués à son interminable visite. Nous l'avons accueilli en nous avant même de sortir du ventre de notre mère.
C'est les premiers battements de notre coeur qui ont tapé à sa porte.
Venez, venez il est temps.
Nous l'aimons, le temps.
D'une certaine manière, il est nous, et nous sommes lui.
Ainsi, sa présence nous est indifférente.
Nous avons toujours vécu avec lui.
Seulement voilà. Le temps, je ne sais pas pourquoi, je ne sais pas comment, est sorti de moi.
Il passait, et repassait chez moi, mais un jour, voilà qu'il n'est pas venu.
Et depuis, les battements de mon coeur ont beau frapper à sa porte, le temps ne répond pas.
Le temps ne passe plus. Et mon coeur, et mon corps, et mon esprit, et surtout ma conscience, ont besoin de lui pour vivre.
Car la vie n'existe pas en dehors du temps.
Qu'est ce que j'ai pu faire pour qu'un jour il décide de ne plus me rendre visite ?
Il passait si fréquemment, il restait si longtemps !
Si bien que ses passages paraissaient n'être qu'une seule et même visite.
J'ai l'impression d'être en pause.
Non.
Je suis en pause.
Puisque le temps ne passe plus.
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# Posté le vendredi 06 février 2009 13:04

vie de lycéenne

vie de lycéenne
Sonnerie. Bruit de chaise. Voix emelées. Affaires qu'on range. Agitation. Rires. Porte que l'on ouvre.
Cahier qui se glisse dans mon sac. Je le balance sur mon épaule. Je me dirige vers la porte que les deux derniers autres élèves viennent de franchir. Silence. Je tire la porte et me faufile dans le couloir. Je marche. J'entends des pas derriere les miens. Je descends les escaliers. Les pas me suivent. S'arrêtent au troisième étage ou au deuxième. Je continue de marcher. J'arrive devant la salle. J'ouvre la porte. Je rentre. Je dépose mon sac sur la table devant laquelle je me suis assise depuis le début de l'année. Cours. Ennui. Fatigue. Cours. Fatigue. Ennui. Sonnerie. Bruit de chaise. Affaires que l'on range. Agitation. Porte que l'on ouvre...
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# Posté le vendredi 06 février 2009 12:40

Bonheur.

Bonheur.
C'est cela.

C'est cela le bonheur.

Je l'ai tout de suite su.

C'était évident.

C'était évident parce j'étais dans le réel sans y être.

Loin de tout, loin d'eux, loin de la terre, loin de mon ennui et de ma souffrance, et pourtant cette impression venait de ce que j'étais là.
Et là, c'était une petite chambre, c'était une grande fenêtre, c'était un sol peint en rouge, c'était des murs recouverts de peinture blanche, c'était surtout un grand lit, c'était surtout de la musique, et c'était surtout un matelas, avec une couverture bleue, bleu foncé.

Allongée, les yeux ouverts ou fermés, je ne sais plus, dans ses bras, collée tendrement à sa peau brûlante, je sentais son souffle parcourir mes cheveux, je sentais son coeur battre contre ma poitrine, et je sentais l'amour, l'amour qui était partout, dans la petite chambre, sur le sol, sur les murs, sur la fenêtre, dans la musique, dans le lit, dans les draps...

Mais surtout en lui...

Et surtout en moi...

Un immense bonheur , un immense bonheur sans couleur, sans durée, sans fin, sans odeur...

C'était le bonheur, c'était tout simplement le bonheur.

Soudain, dans un rêve parfait, nous nous sommes envolés.
Il dormait toujours, je sentais encore son souffle paisible.

La fenêtre s'était ouverte d'un coup, et l'air glacial était brusquement rentré dans la petite chambre, précipitant dehors le bonheur ardent qui y régnait.

Seulement...

Le bonheur était surtout en lui.

Et surtout en moi.

Alors, expulsés au dehors, ce fut la chute.

La chute dans le noir, une longue chute, comme si on tombait sans jamais tomber, parce qu'on ne tombait pas, je l'ai déjà dit, on volait.

Lui, il dormait toujours, et son souffle chaud réchauffait mon corps que le froid de l'extérieur attaquait.

Moi, j'étais également sereine, il était possible que l'on tombe, mais pas que l'on atteigne un jour quelque chose.

Parce que le bonheur que l'on avait était bien trop fort, bien trop fort pour mourir.
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# Posté le samedi 24 janvier 2009 13:03

marre

ce soir j ecoute en boucle la même chanson, peut etre pour m abrutir, peut etre parce que j'en ai marre de chercher à etre un être moral, je veux l imbécilité.
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# Posté le mercredi 17 décembre 2008 17:30

pensée, comme dirait l'autre

Dans quelques jours j'aurai 18 ans. Je me demande si ça va réellement changer les choses. Il est intéressant de relire mon blog, surtout les tous premiers articles, et de constater que je ne lis plus le monde de la même manière aujourd'hui, et en particulier que je n'aurai pas employé les mêmes mots pour exprimer mes pensées. En relisant mon blog, j'ai eu l'envie de tout supprimer. Après reflexion, je me dis que je ne peux pas modifer le passé, et qu'il ne me serait en rien profitable de la faire. J'ai été un jour comme ça, c'est une période de ma vie qui a eu son temps, je lui laisse le droit de demeurer sur ce blog, qui, après tout, est un peu là pour ça. J'ai eu un instant également l'envie de détruire les phrases que j'avais faites, afin de les reconstruire de manière plus acceptable, mais je me suis dit que transformer les mots que j'avais employé autrefois serait transformer ma pensée d'alors. Du coup, je laisse mes anciens articles intacts, bien que tout me déplaise chez eux. Je me demande comment j'ai pu rédiger des choses pareilles. En même temps, j'aime bien me relire, et j'aime particulièrement rentrer à nouveau dans l'esprit de l'ancienne Flore. A partir de mes journaux intimes et de mes articles, j'analyse l'évolution de ma pensée et de ma vision de monde, par exemple j'essaye de comprendre pourquoi je suis devenue gothique au collège, qu'est ce qui m'attirait... Ce soir, j'ai la tête en feu, je me sens mal, ça fait une semaine que je suis malade, et c'est peut-être là la raison de cet article sans but précis, et qui est né sans aucune motivation quelconque. Une pauvre pensée inutile, propulsée hors de ma tête, qui, perdue, n'a trouvé de refuge que dans la création de cet article.
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# Posté le lundi 15 décembre 2008 10:48